La souveraineté est devenue un mot réflexe. On l’emploie partout : énergie, défense, industrie, numérique, alimentation, santé, données. Mais à force de tout appeler souveraineté, on risque de ne plus voir l’essentiel : la souveraineté n’existe que si elle se traduit en capacités réelles.
Capacité à décider. Capacité à produire. Capacité à financer. Capacité à protéger. Capacité à influencer. Capacité à tenir.
Face à la guerre, aux superpuissances, aux dépendances critiques, à l’accélération technologique et à la contrainte budgétaire, la France doit sortir de l’ambiguïté. On ne pourra pas tout faire. On ne pourra pas tout payer. On ne pourra pas tout relocaliser. Il faudra choisir. Que voulons-nous absolument maîtriser pour ne plus subir ?